TRIATHLON : Triple effort
Natation
Vélo avec ou sans drafting
Course à pied
3 efforts différents mais des sensations de " OUF " à l'arrivée
TRIATHLON : Triple effort
Natation
Vélo avec ou sans drafting
Course à pied
3 efforts différents mais des sensations de " OUF " à l'arrivée
Ce championnat est le dernier objectif de ce début de saison, déjà bien rempli. Cette ultime échéance du printemps va me reconduire à CHAUMONT ( 52 ), petite ville de la MARNE que j'ai découvert en 1993.
Ancienne ville fortifiée, on peut encore y voir un donjon, des morceaux de remparts, des tourelles, et un très beau viaduc. CHAUMONT surplombe la vallée de la SUIZE et de la MARNE.
Je n'ai pas fait le détour dans cette ville pour visiter ces lieux, quoique très agréable à contempler, mais par obligation professionnelle car elle abrite la plus vieille école de gendarmerie de FRANCE.
En janvier de cette belle année 1993, je suis arrivé de ma BRETAGNE profonde avec beaucoup de doutes, d'incertitude et je repartirais au mois d'août de la même année avec les galons de sous-officier de gendarmerie.
Durant ces 8 mois d'école, nos journées de combat se sont déroulées dans le bois de " Le Lavendue", beaucoup de souvenirs plus ou moins agréables me sont revenus lorsque samedi j'ai reconnu le parcours à pied de championnat.
Et oui, la partie pédestre se déroule sur les nombreux sentiers que j'ai arpenté en treillis-rangers, à rechercher des ennemis invisibles, à défendre un pylône que des commandos toujours aussi invisibles voulaient détruires, à déguster de très bonnes rations de combats, à mettre en place des embuscades.............et surtout à défendre un pont en bois, souvent piégé que l'on devait contourner en traversant la petite rivière" La Suize", jamais très chaude.
Que de souvenirs..............
Passons cette période, et revenons à cette épreuve qui accueille les meilleurs duathlètes français.
Après la reconnaissance des parcours à pied et cycliste du samedi, je me retrouve ce dimanche matin sur la ligne de départ avec environ 300 athlètes classés en différentes catégories d'âges. Les conditions climatiques ne sont pas très bonnes, le ciel est très couvert et il fait surtout froid.
Les leaders de la discipline, parmi les meilleurs mondiaux sont présents et malgré les distances de l'épreuve : 15 kilomètres à pied en hors d'oeuvre, 77 en vélo pour le plat de résistance, et en dessert 11 kilomètres, le départ est ultra rapide.
Rapidement les meilleurs coureurs à pied sont devant, ceux qui ont des chronos de moins de 31 minutes sur un 10 kilomètres. Moi je suis dans le premier tiers, je gère ma course car sur ce type de course on a toujours un moment de moins bien.
Après cette première partie, j'arrive au parc à vélo en 36ème position en 55'32 , je suis assez content de ma performance car la blessure à l'épaule du week-end dernier ne m'a pas permis de m'entraîner correctement ces derniers jours et surtout le moral n'était pas terrible.
La transition effectuée en 1'14, je me retrouve dans mon élément, sur mon vélo de chrono. Le drafting n'est pas autorisé ( interdiction de rouler en groupe ) me convient parfaitement. Dans ce type de discipline on se retrouve face à soi-même, à lutter contre la douleur physique, à se battre contre le chronomètre, à puiser la motivation dans ses certitudes, ses doutes, ses souvenirs des séances, ses sensations........
La première boucle de 37 kilomètres je m'éclate comme un fou, j'ai des jambes de feux, j'avale les difficultés du circuit avec beaucoup de facilité, je récupère de nombreux coureurs qui ont fait une meilleure partie à pied que moi.
Je suis revenu entre la 15ème et la 18ème place, et le podium est encore envisageable, seul le premier de ma catégorie est physiquement au-dessus de moi, mais il y a toujours une possibilité.
Il y a certain élément que l'on ne gère pas, notamment le temps.A l'amorce de la deuxième boucle cycliste, le ciel ouvre son robinet, les températures sont fraîches et les muscles deviennent durs, je ne supporte pas ces conditions climatiques.
A l'amorce de ce deuxième tour, sous la pluie, les sensations ne sont plus les mêmes, je suis collé comme on dit le milieu cycliste. Des coureurs que j'ai doublé lors du tour précédent me reviennent dessus.
Ces moments sont difficiles à accepter, plusieurs fois j'ai le doute, j'ai envie d'abandonner mais une petite flamme de fierté me relance et je continue à lutter contre les éléments. Ces 37 kilomètres m'ont paru beaucoup long que les précédents, je me présente à la deuxième transition groggy par le froid.
J'ai passé 2'06''20 sur ma machine, seulement le 19ème temps. Pour un spécialiste du chrono comme moi, ce n'est vraiment pas une performance.
Je chausse rapidement mes baskets, transition effectuée en 1'09 et je me motive en pensant qu'il ne reste que 11 kilomètres à parcourir sous le pluie. Le terrain est rendu glissant et gras par ces conditions mais les sensations ne sont pas mauvaises. Rapidement je vais reprendre 5 ou 6 concurrents.
C'est surtout le plaisir que j'ai retrouvé qui me fait avancer, je retrouve l'envie de me faire mal et je boucle cette dernière partie en 44'41, qui correspond au 14ème temps ce tronçon.
A l'arrivée je termine 19ème en 3'47''46 au classement scratch toute catégorie confondue, et à une 4ème place en classement catégorie d'âge.
C'est une grosse déception, car le podium est tout proche.
Je suis déçu pour moi, mais surtout pour l'ensemble des personnes qui m'encouragent en m'envoyant des messages avant et après les épreuves.
Ces dernières semaines, j'ai participé à de nombreuses épreuves, les séances d'entraînement n'ont pas été très rigoureuses, ma blessure de l'épaule du week-end dernier, la fatigue physique et un peu de lassitude sont certainement les facteurs de ce résultat.
Maintenant je vais prendre une semaine de repos pour bien récupérer physiquement et retrouver une énorme envie. Ma prochaine échéance est le championnat de FRANCE gendarmerie de cyclisme qui se déroulera à MANOSQUE le 23 juin.
Moi je suis en première position, Thomas le Droff en 3ème
C'est ma première cyclosportive de la saison, et les 160 kilomètres annoncés sont une distance que je n'ai pas approchée à l'entraînement depuis le début de l'année.
Après la déception liée à la disparition de l'équipe de FRANCE gendarmerie, c'est la première occasion de retrouver certain coureurs de la saison dernière et les nouvelles couleurs que nous porteront lorsque nous irons participer à quelques cyclosportives.
Les maillots sont les tenues de l'association qui organise les championnats de FRANCE de notre institution. Nouvelles couleurs mais toujours autant de motivation.
BOUSSER Sébastien, Moi, LE DROFF Thomas, CORNET Cédric
Le départ de la Blé d'Or est donné à LEVES, petit village proche de CHARTRES. Nous nous retrouvons avec plaisir avant le départ pour la distribution des nouveaux équipements, c'est toujours un moment agréable de découvrir le maillot que l'on portera durant la saison.
De l'équipe nous ne sommes que 4 pour cette épreuve, mais nous sommes décidés à montrer nos nouvelles couleurs.
Le parcours annoncé est relativement plat et après un départ rapide du peloton de 250 compétiteurs et de nombreuses attaques, je prends l'initiative d'attaquer dans la première difficulté. Le but étant de se retrouver dans un petit peloton d'une vingtaine d'unité afin de limiter les risques de chutes, tout en profitant d'un petit groupe pour ne prendre trop de vent dans la figure.
Malheureusement, au sommet de cette première bosse, trois coureurs ont suivi et cinq autres viendront prendre place dans cette échappée.
L'entente est parfaite, chacun passe ses relais sans rechigner, et le première heure nous bouclerons 43 kilomètres. Le peloton roule derrière et les écarts restent environ à 1minutes20 pendant très longtemps.
En effet, comme annoncé cette première partie est sans dénivelé majeur mais dès notre arrivée dans la région du Perche, au environ du kilomètre 85, les longs faux plats, les bosses et le vent commencent à faire des dégâts dans le groupe. Nous perdons 1, puis 3 éléments dans ces difficultés.
A cinquante kilomètres del'arrivée, nous ne sommes plus que cinq devant et le vent est devenu plus fort et de face. Rapidement je ressens de la fatigue, je ne suis pas compétitif au delà de cent kilomètres.
J'ai Thomas LE DROFF, mon équipier dans le groupe et je continue à passer mes relais pour soulager le groupe.
Dans la dernière grosse bosse, a dix kilomètres du final, j'explose totalement. Fatigue, hypoglycémie, manque d'entraînement ? je pense que c'est l'ensemble de ces éléments cumulés.
J'ai quatre minutes d'avance sur un deuxième groupe, je n'avance plus mais je pense encore à la cinquième place.
Mais, lorsqu'il n'y a plus de carburant, de force, le vélo n'avance plus et à cinq cent mètres de la banderole, je suis rejoints par les poursuivants.
On voit les coureurs passés mais on ne peut rien faire, je termine cramé à une dix septième place de l'épreuve.
Thomas LE DROFF termine 3ème, Sébastien BOUSSER 5ème, Cédric CORNET 8ème.
Joli tir groupé de l'équipe.
En catégorie d'âge, Sébastien termine 2ème en V1, en V2 je termine également 2ème et Thomas 3ème en Elite.
J'ai beaucoup apprécié nos retrouvailles et l'ambiance de la cyclosportive. L'organisation est excellente, les parcours proposés sont agréables et sécurisés.
Cette épreuve est une bonne préparation pour le championnat de FRANCE Longue distance qui se déroulera à CHAUMONT le 15 Mai.
Le week end prochain,je participe aux championnats FCSAD de Triathlon courte distance à RENNES, qui rentre également dans ma préparation pour l'épreuve citée ci-dessus.
C'est une épreuve qui est très prisée car elle reflète l'état d'esprit et le potentiel des membres d'un même club.
Cette année, elle se déroule à PONTIVY (56) comme la saison dernière et l'ensemble des clubs bretons de Triathhlon et Duathlon a présenté une ou plusieurs équipes.
On retrouve les individualités du duathlon breton qui aujourd'hui doivent montrer qu'ils sont capables de se mettre aux services de ses équipiers et du club. Chaque formation doit présenter au minimum trois coureurs et au maximum cinq.
L'esprit de ce type d'épreuve est de trouver une cohésion, une homogénéité dans le groupe. Le règlement est simple, au moins trois des compétiteurs de chaque équipe doivent franchir la ligne en même temps lors de la première transition : course à pied-vélo puis vélo-course à pied et le temps est pris sur le troisième homme.
Les distances ne sont pas très longues : 5 kilomètres à pied, suivi de 20 de vélo et ensuite de nouveau 2,5 kilomètres à pied.
Les parcours à pied et à vélo sont très difficiles, beaucoup de dénivelé et pour corser cette épreuve il fait très chaud, l'été avant l'heure.
Avec moi, j'ai à mes côtés Mathieu Jolivet et Kévin, mon fils. Le club a décidé de prendre des risques, potentiellement les autres membres du club ne se sentent pas capable de faire la course à notre niveau.
Mathieu est super motivé mais il sait qu'il va souffrir aujourd'hui, surtout à vélo. Kévin est dans une grande forme et nous comptons sur lui pour la partie vélo et moi je dois jouer le rôle de capitaine de route, de régulateur afin qu'ils n'explosent pas car nous ne sommes que trois et le temps est pris sur le troisième.
Au départ les visages de mes coéquipiers sont fermés, ils se sont mis la pression, au fond d'eux ils espèrent une place sur le podium. Pas facile comme objectif car il y a de très grosses écuries.
Nous partons sur des bases correctes à pied, et lors de cette première épreuve nous prenons les vélos dans de bonnes dispositions. A vélo, la première boucle de 10 kilomètres se fait à une très bonne allure, nous rattrapons beaucoup d'équipes. Les 1o kilomètres suivants seront plus compliqués pour Mathieu et nous ralentissons beaucoup l'allure.
Nous reposons les vélos et rapidement Mathieu et Kévin sont à bloc et ne peuvent pas suivre le train que je souhaite mettre. Kévin craque dans la dernière grosse difficulté de la journée. Le plus important c'est qu' ils se sont battus jusqu'au dernier mètre pour terminer en 1h2minutes et 12 secondes.
Nous garderons longtemps le meilleur temps de l'épreuve avant de voir les grosses écuries de HENNEBONT, QUIMPER et RENNES terminées aux trois premières places et monter sur le podium.
Nous terminons 4ème mais nous avons fait une superbe course avec nos qualités physiques actuelles et toute notre détermination.
Le club avait une deuxième équipe garçon engagé qui termine dans les quinze première et une équipe féminine qui s'est bien battue.
Cette année, je n'avais pas prévu de faire ce championnat de France mais une bande de copains a réussi à me brancher et à m'inciter en jouant sur mon esprit de compétiteur pour que je sois au départ.
Cette épreuve a eu lieu dans les VOSGES, près de SARREBOURG sur un site magnifique qui a servi déjà trois fois pour des manches régionales de VTT. Tracé dans la forêt, il a été très agréable à pratiquer.
L'organisation a fait un travail vraiment exeptionnel au niveau technique et surtout de l'accueil, l'ensemble des personnels s'est mis à notre disposition pour qu'on puisse profiter de l'ensemble des infrastructures et afin de ne manquer de rien.
Les conditions climatiques de ces dernières semaines a changé beaucoup la difficulté du circuit, il est devenu très roulant car les chemins sont secs et l'ensemble des difficultés du parcours se sont passées sur le vélo. Ce même circuit avec de la boue aurait été un véritable chantier.
Après la reconnaissance, nous ne pouvons pas nous empêcher d'aller goûter la bière du coin et manger des Bretzels maison, qui sont vraiment délicieux.
Je dois admettre que nous, les routiers nous nous sommes régalés, nous avons pu amener de gros braquets et mettrent une grosse pression physique aux spécialistes de la discipline qui sont beaucoup plus technique. Demain nous avons trois boucles de dix kilomètres au programme pour ma catégorie.
Au départ la température est assez fraîche, environ 8 degré mais j'ai décidé de prendre un départ à bloc pour pouvoir aborder la première difficulté en tête et surtout d'être devant pour mener dans le premier single dans les bois.
Je suis sur la deuxième ligne, juste derrière les favoris.
Dès le coup de pistolet je suis en tête mais en haut de la première butte je glisse et tombe sans gravité, le dérailleur dans les rayons. Le temps de remettre le vélo en état et de remonter sur la machine je suis environ quarantième.
J'engage une course poursuite, et je reprends rapidement les concurrents mais devant un petit groupe s'est formé. Je réussis à revenir après un effort violent mais j'apprends qu'ils sont encore trois sur le devant de l'épreuve. Je réussis à reprendre deux des coureurs du groupe de tête.
Il me reste environ huit kilomètres pour combler la minute trente qui nous sépare. Je suis à bloc et à trois kilomètres de l'arrivée je suis revenu à une vingtaine de secondes.
Dans la dernière descente je prends des risques car je sais que si je reviens dans sa roue pour aborder cet ultime kilomètre je ne serai pas battu au sprint. Malheureusement dans le dernier virage je glisse, m'accroche à un filet de protection et chute.
Le temps de remonter sur la machine et le titre de champion de France a changé d'épaule.
Je ne suis pas trop déçu de ma deuxième place, encore un podium national mais à la plus mauvaise place. A la place du maillot de champion, j'ai droit à un trophée et la médaille d'argent du vice-champion.
Pour quelqu'un qui ne voulait pas venir, je trouve que ce n'est pas mal.
J'ai remercié mes copains, Jean-paul, Cyril, Sylvain pour m'avoir brancher avec le sourire.
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Je tiens à remercier les sponsors suivants :
Email : f.nicol@azzura.fr
Tel :06 69 44 00 08
Sport 2000 Châteaulin
Magasins de Morlaix et Brest
Mc Guigan's Brest